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Dimitri, Varsovie, Pologne | Dimitri, Varsovie, Pologne |
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DimitriDPK Pologne, chaîne de cafés & crêperies Varsovie, Pologne Dimitri se découvre pendant ses études un goût pour l’international. Il rejoint ses parents expatriés à Varsovie pour tâter le terrain. 2 années plus tard, il a le déclic : il y a un marché pour la restauration à la française et notamment la crêperie. Dimitri démarre de zéro mais il est sûr de son idée. Son parcours Après un DEUG de Science Eco, Dimitri intègre l’ESC Bretagne où il connaît une vie étudiante « normale ». Très actif dans les associations et le sport, il se considère comme un bon numéro 2. Après un an Erasmus en Ecosse où il s’éclate, il découvre son attrait pour l’étranger. Il enchaîne divers stages en Irlande, en Espagne, … Diplômé en 1998, Dimitri se trouve face à un choix : - Trouver un boulot de cadre dans un grand groupe pour, par la suite s’expatrier - Partir dans un pays où il a une attache particulière pour y faire quelque chose… Quoi ? Aucune idée encore pour le moment… C’est la deuxième solution qu’il retiendra et il part ainsi pour Pendant 2 ans, Dimitri enchaîne études de marché, business plan, … tout en cherchant quoi faire. C’est là que l’idée de créer des cafés / restaurants / crêperies lui TILT ! Ne connaissant absolument rien du métier, il part en France se former. C’est donc en Bretagne qu’il décroche son deuxième diplôme de « Maître crêpier ». Les clefs en main, il cherche pendant plus d’un an un local pour y créer sa première crêperie. Cela finira dans un centre commercial pour un loyer hors de prix (35 000 francs) et des conditions plus que repoussantes « Il fallait bien se lancer à un moment ou un autre… » En septembre 2000 ouverture du premier restaurent « café de Paris ». Le boulot est considérable, mais ça cartonne et il emploie déjà 15 personnes. Seulement, le loyer pose des problèmes financiers et la gestion du personnel n’est pas une chose facile lorsqu’on a 25 ans et qu’on travaille avec des gens d’une autre culture. « Ne pas parler Polonais m’a posé énormément de difficultés ». Le déclic ? La rencontre avec sa future femme qui va lui permettre de comprendre le polonais, les Polonais, la culture polonaise, … A la suite d’une nouvelle crise où le personnel fait grève, Dimitri décide de licencier presque la quasi majorité de ses employés .Ils passent donc de 15 à 5 employés. Du boulot, il y en a 3 fois plus. « J’ai vraiment voulu tout claquer en 2003 et heureusement mon entourage m’a bien conseillé. J’ai pris le recul nécessaire et j’ai créé un deuxième point de vente où j’y ai fait l’inverse du premier (dans le concept, la localisation, …) » Là c’est l’explosion… J’ouvre très rapidement un troisième café… Malgré de gros soucis juridiques pour fermer le premier restaurant toujours pas rentable, Dimitri s’en sortira bien grâce à ses études (négociation, …) Dimitri ne s’arrêtera pas là. Ayant compris qu’il était trop dépendant de ses fournisseurs français et polonais, il se lance dans la production en créant un premier laboratoire dans sa cave puis dans son garage… « Légal ? Peut-être pas, mais dans la vie, il faut avoir des C**** » Pari tenu, Dimitri avec toute son équipe va prendre la position du deuxième plus grand distributeur de pâtisseries-viennoiseries sur Varsovie. « La qualité de nos produits et notre savoir faire a permis à notre unité de production de prendre une ampleur inattendue » En octobre 2006, il ouvre une usine dans un ancien hangar désaffecté et il l’aménage en faisant attention à l’esthétique du lieu. Il fournit ainsi ses 3 cafés, des restaurants, des hôtels haut de gamme, et bientôt la grande distribution… DPK Pologne emploie aujourd’hui plus de 40 personnes (37 femmes), connaît une croissance qui en ferait rêvé beaucoup et prévoit un CA de plus d’un million d’euros en 2007. Sa vie d’entrepreneur. Ce qui satisfait Dimitri n’est pas tant le succès de son entreprise, mais celle d’avoir pu se découvrir pleinement ; d’avoir appris les métiers de crêpiers, de boulanger ; de connaître les relations humaines ; d’être parvenu à repousser ses limites… Cela n’a pas été facile pour lui au niveau de sa vie privé mais le compromis est trouvé : Dimitri est marié à une polonaise avec qui il travaille tous les jours chez DPK Pologne. « Rien n’est impossible… (rire) ».
Dimitri n’aime pas en Pologne le climat, Varsovie et surtout les hivers trop long ; cependant avoir créer sa boite et avoir trouvé la femme de sa vie créent largement la différence. Ses relations avec
« En France, être entrepreneur, c’est être patron et donc être quelqu’un de méchant. Il faut changer cette mentalité française négative et qui n’ose pas… » « Créer, réussir et faire réussir les autres, c’est positif non ? C’est dur, mais c’est de très loin la plus belle expérience de ma vie ». Les qualités pour être entrepreneur ? - être bosseur - avoir du bon sens - savoir réagir, prendre du recul - être bon partout (pas excellent !) Créer son entreprise nécessite de savoir toucher à tout. Les conseils de Dimitri ! Oser, oser, oser et OSER !! « Si on sent qu’on a envie de se lancer dans un projet, faut oser. Ne pas avoir peur, même si on se plante, çà vaut plus que le coup ! »
© Copyright Association Roulez Jeunesse – 2007 / 2008 |
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